Faites entrer l’accuseÉE… c’est moi!

Je m’accuse de binge watcher depuis plus d’une semaine un divertissement vieux de quelques années déjà, je me suis enfiler des dizaines d’épisodes, ce qui représente plus d’une dizaine d’heure devant mon écran, je veux parler de « Faites entrer l’accusé », oui… oui, c’est vieux ! Le programme était quand même pas mal ficelé, chaque fait relatant les horreurs d’actions humaines narrés à la façon d’un thriller : coup de génie !

Je m’accuse aussi de tirer une certaine fascination pour ces histoires aussi morbides que les assassins, meurtriers, escrocs, MONSTRES mis en scène dans cette émission.

J’ai une sorte d’attirance suspecte pour ce genre d’émission que je peux expliquer par ce penchant passionnel et presque obsessionnel développé depuis l’enfance : comprendre l’Etre Humain, ou du moins, ce qu’Etre Humain veux dire dans tout ce qu’il a de bon ou de mauvais.

J’ai voulu regarder les émissions les plus marquantes du concept comme celle dédiée au dernier condamné à mort Christian Ranucci à Marseille dans les années 70 , pas si vieux que ça quand on pense que l’abolition de la peine de mort a été proclamée en 1981 sous l’impulsion de Robert Badinter, ou encore celle intitulée : « Henri Pacchioni, pour les yeux d’Emilie », celle-ci m’a particulièrement touchée puisqu’ il s’agit d’un papa, qui dans sa folle cavale, n’a eu de cesse d’extirper sa fille atteinte d’un retard mentale de sa cage dorée. Une véritable histoire d’amour entre père et fille. J’ai aussi visionné l’histoire de Michel Fourniret et de sa femme Monique Olivier, pour le simple et unique fait que j’habitais la région ardennaise, non loin de la frontière belge ; il y a eu également l’affaire Courjeault, terrible mais qui dis quelque chose de notre humanité et de ce que la justice est capable de rendre en réponse à ces actes. Il y a encore des dizaines de cas qui méritent d’être vus mais je ne crois pas être assez accrochée pour pouvoir me les infligés.

Au fond, il s’agit bien de l’humanité et de sa totale remise en question ; aussi longtemps que des actes de cette nature seront possibles, nous nous poserons les questions suivantes : ces personnes sont-elles vraiment humaines, font-elles partie de cette humanité à laquelle nous nous revendiquons ? Ce qui inévitablement nous pose cette autre question : quel sens à donner à l’humanité ?

Publicités

The tide is high.

13 juin.

A l’instant, je reviens d’une balade en voiture d’une trentaine de minutes à travers Ottawa et ses environs. Je suis ébloui par la beauté de cette ville, oui, le mythe est vrai, le Canada est un pays magnifique avec des paysages à perte de vue, des espaces verdoyants immenses, des lapins, des écureuils, des oies sauvages, des mouettes, des canards vivant dans le plus sain des environnements.

Tout en contemplant ce tableau fabuleux qu’offre mère nature à travers la vitre de la voiture, je me suis sentie pousse des ailes, une envie incroyable de vivre, de croquer une pomme bien juteuse, la chaleur et la lumière du soleil ont réchauffé mes os jusqu’à ce qu’une sensation de bien-être m’envahisse, je ne voulais plus quitter cette voiture, que la balade s’éternise afin de me perdre dans ce sentiment de légèreté et de beauté.

Dorénavant, si la mouche noire de la déprime me pique et si le cafard me monte au nez, je saurais quoi faire : rouler sur les routes ottaviennes, une berceuse radiophonique pour fond sonore et le soleil du grand Nord Canadien pour couverture… Il suffit de peu et de la bonne recette pour retrouver cet élan de vitalité parfois enfouis en nous.

Ce que j’expérimente, et ce que tout être sensible expérimente lors de ces moments, c’est la douce sensation de bonheur, le vrai, si fugace, quelques seconde mais si instinctivement repérable à nos narines, a notre vue…à nos sens! Cette sensation est évidement addictive mais bien éphémère car elle reste vibrante les quelques heures qui suivent son expérience puis s’évanouit dans la mélasse céphalique.

Je respire un peu plus après cette escapade verte, espérons que « le trip » dure plus longtemps que prévu.

LinkedIn, Indeed et cie. Comment entrer dans la danse des reseaux?

Depuis peu, je suis en mode « dégotter un travail » coûte que coûte. Se prélasser, « binge watcher » des séries, manger, profiter des grands et magnifiques espaces canadiens, sans jamais se lasser, ne permettent tout de même pas de combler les 24 heures d’une journée.

Des candidatures 2.0, j’en ai envoyées pas mal et des invitations LinkedIn aussi…

Et il me faut avouer que ce n’est pas super simple pour moi, c’est avec une frilosité aigue que j’ose baigner mon petit doigt de pied dans le grand bain des réseaux sociaux professionnels et autres site d’annonces. J’ai, semble-t-il, une espèce de blocage, un déficit de confiance quant à l’efficacité de ces procédés pour se trouver un job, comme si l’envoie de mes candidatures se perdaient dans ce grand océan de data que représente internet, ou pire, restées coincées, engluées dans la toile du world wide web.

Pourtant, je me soigne et par soigner, je veux dire que je me force, je me fais violence en persévérant dans cette voie et ma tentative de compréhension des nouveaux habits du self marketing.

A l’ère des individualités machinales (c.à.d. soit et la machine ordinateur, pardonner la tournure disgracieuse, mais c’est la seule parade littéraire que j’ai trouvé pour tenter de définir cette dérive), rien de plus logique me direz-vous, et même que je suis lente à la détente me jetterez-vous à la figure et vous auriez bien raison.

A l’époque ou mes professeurs me parlaient de personnalités conservatrices, je pensais en comprendre complètement le sens mais force est de me rendre à la raison, la compréhension et l’entendement ne sont jamais plus parfait que lorsque on en est une soi-même.

Combien d’annonces à éplucher, combien de candidatures à rédiger me reste-t-il encore pour un jour recevoir l’espoir dans un courriel ? Un espoir code, je ne sais pas, des dizaines et des centaines certainement… L’important est de garder sa ténacité, sa persévérance et tous les adjectifs décrivant la hargne humaine : le sempiternel espoir d’avancer.

A l’opposé, stagner, bloquer tuent l’espoir de façon insidieuse ; au début, de manière presque imperceptible telle une plume tombant sur le sol puis pour enfin se réveiller et se rendre compte que notre espoir a été tué dans l’œuf. Aujourd’hui, le mouvement est continuel, perpétuel, forcé dans nos têtes et sur nos corps pour rester dans la course, sinon c’est la mort… Le tout, et comme quasiment dans la plupart des aspects de la vie, est de savoir trouver l’équilibre, clé de son épanouissement ; jongler, oui mais à son rythme.

J’accepte de jouer le jeu, j’entre dans la danse, je prends de plein fouet le grand souffle des réseaux et surtout don’t forget to market myself.

J’y suis.

Oui, j’y suis depuis plus d’un mois maintenant, le temps de m’installer, procrastiner dans mon nouvel environnement et blablabla… Ca fait long un mois pour si peu d’actions, oui mais j’ai bien dit procrastiner.

Où suis-je? Je vous le donne en mille : au Canada! Québec ? Non… Montréal ? Non…

Alors où ? Ottawa en faite.

Ottawa, c’est la capitale canadienne, c’est dire si j’ai choisi d’y atterrir, principalement anglophone, mon tour de force pour gruger mon cerveau et pratiquer « my English » en mode survie. Encore faut-il que je les trouve ces homos sapiens d’accord pour converser avec moi en fermant les yeux sur mes petites erreurs parfois enfantines, pas si terribles mais tout de même inverser les jours de la semaine « saturday » et « sunday » de façon quasi systématique relève de l’erreur du débutant.

L’autre jour, en allant faire mes courses, et en attendant mon café au lait ou « dark roast » de la très célèbre chaine de café canadienne, une ottavienne (habitant d’Ottawa), bien curieuse (comme moi d’ailleurs), engage la conversation et me demande (non en ces termes exactes) : quel passe-droit administratif m’autorise à fouler le sol canadien et à y rester ? 3 lettres en français : P.V.T ou « work permit » en anglais. Voilà le parchemin magique, que je n’ai pas vraiment batailler pour obtenir, c’eût été un secret de polichinelle à dévoiler ici, et qui me met en phase avec les autorités canadiennes. Après quoi, cette gentille dame ottavienne m’a offert ma commande… qu’il est doux d’être en pays ami pensai-je.

Seulement, JE ME DOIS de l’écrire, sur ce parchemin magique, y est inscrit 3 conditions, ce ne sont pas les 2 premières qui me chiffonnent, il est mentionné qu’il m’est interdit d’étudier, soyons clairs et faisons la part des choses, études et travail se dissocient dans le monde des immigrations économiques et je dois m’y plier selon cette formalité administrative désormais agrafée à mon passeport. Drôle de mention pour quelqu’un qui tiens à La liberté de s’instruire comme à la prunelle de ses yeux…

Maintenant, tout en restant anonyme dans les méandres de cette grande ville, c’est à moi de la conquérir.